Un enjeu de qualité et de sécurité
Avec la multiplication des épisodes caniculaires, la gestion de la chaleur est devenue un enjeu majeur pour les ESSMS. Les personnes âgées, en situation de handicap ou atteintes de pathologies chroniques sont particulièrement vulnérables aux fortes températures. La prévention doit donc s’inscrire dans une démarche structurée de gestion des risques.
La chaleur peut entraîner déshydratation, aggravation de l’état de santé, fatigue accrue ou encore augmentation des hospitalisations. Au-delà de l’impact sur les personnes accompagnées, ces situations peuvent également mettre sous tension les équipes et l’organisation de l’établissement.
Pour limiter ces risques, l’anticipation est essentielle. Le plan bleu doit intégrer un volet spécifique “canicule” précisant les modalités de veille, d’alerte et de prise en charge selon les différents niveaux de vigilance de Météo-France. Les procédures doivent être connues des professionnels et régulièrement mises à jour.
Sur le terrain, les mesures les plus efficaces sont souvent les plus simples :
- Contrôler régulièrement les températures des locaux ;
- Maintenir un accès permanent à l’eau et renforcer l’hydratation ;
- Fermer volets et stores durant les heures chaudes ;
- Aérer les locaux tôt le matin et le soir ;
- Adapter les activités et limiter les sorties lors des heures les plus chaudes ;
- Identifier les personnes les plus à risque et renforcer leur surveillance ;
- Vérifier le bon fonctionnement des équipements de rafraîchissement.
La sensibilisation des professionnels constitue également un levier important. Chaque équipe doit être capable de repérer rapidement les signes de déshydratation ou de coup de chaleur afin d’agir sans délai.
Enfin, comme toute situation à risque, chaque épisode caniculaire doit faire l’objet d’un retour d’expérience afin d’améliorer les procédures et renforcer la résilience de l’établissement.
Dans un contexte de changement climatique durable, la gestion de la chaleur n’est plus une mesure exceptionnelle : elle devient une composante à part entière de la démarche qualité, de la gestion des risques et de la bientraitance des personnes accompagnées.




