IA dans les ESSMS : Les 5 réflexes indispensables

Oct 29, 2026Qualité, RGPD

Soignant en blouse blanche tenant une tablette, avec une tête « AI » pour symboliser l'IA et des icônes médicales en surimpression illustrant des cas d'usage en ESSMS

« J’ai découvert un super outil d’intelligence artificielle. Puis-je l’utiliser dans mon établissement ? »

La question se pose de plus en plus souvent. Médecins, psychologues, éducateurs, aides-soignants, chefs de service, directeurs… l’IA peut faciliter de nombreuses tâches : rédaction, reformulation, synthèse, recherche d’informations ou création de supports.

Mais un outil accessible sur Internet n’est pas nécessairement un outil que l’on peut utiliser librement dans un ESSMS.

Voici les 5 règles d’or à retenir.

1. Ne transmettez pas de données personnelles

N’introduisez pas dans une IA grand public des informations concernant les personnes accompagnées, les patients ou les salariés : identité, données sociales, informations éducatives, données de santé, comptes rendus, photographies, enregistrements, etc.

Une fois ces informations transmises à un service externe, l’établissement peut ne plus maîtriser totalement leur utilisation, leur conservation ou leur réutilisation.

En cas de doute : ne transmettez pas la donnée et consultez votre DPO.

2. Vérifiez les applications utilisées

Vous avez découvert une IA particulièrement intéressante ? Avant de l’installer sur votre ordinateur ou votre téléphone professionnel, vérifiez qu’elle est autorisée par votre établissement.

Certaines applications peuvent accéder à vos fichiers, votre microphone, votre caméra ou d’autres ressources du système d’information.

Le bon réflexe : demandez l’avis de votre service informatique et de votre DPO avant toute nouvelle installation.

3. Vérifiez toujours les réponses de l’IA

Une IA peut produire une réponse très convaincante… et pourtant être erronée.

Elle peut inventer une référence juridique, produire une information médicale inexacte ou présenter une information incertaine comme une vérité.

L’IA aide le professionnel, mais ne remplace pas son expertise.

Plus le sujet est sensible, plus la réponse doit être vérifiée à partir de sources fiables.

4. Ne laissez pas l’IA décider à votre place

L’IA ne doit pas devenir le décideur concernant une personne accompagnée.

Une vigilance particulière est nécessaire pour les usages liés au diagnostic, à l’évaluation, à l’orientation, à la santé ou aux décisions ayant un impact important sur les droits d’une personne.

Le professionnel doit rester maître de la décision et pouvoir l’expliquer.

5. Consultez votre DPO avant un nouvel usage sensible

Avant de déployer une IA dans votre pratique professionnelle, posez-vous quelques questions : quelles données vais-je transmettre ? Où seront-elles hébergées ? Qui pourra y accéder ? Seront-elles conservées ou réutilisées ?

Selon l’usage envisagé, une analyse RGPD, sécurité ou conformité peut être nécessaire.

Le réflexe à retenir :

L’IA peut être un formidable assistant pour les professionnels des ESSMS. Mais elle doit rester un outil au service du professionnel et de la personne accompagnée, avec un cadre d’utilisation clair, sécurisé et maîtrisé.

Pour aller plus loin, visionnez notre replay du 24 septembre 2026 sur l’IA dans les ESSMS : opportunités, risques et bonnes pratiques

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