L’accompagnement au deuil en ESSMS

Fév 24, 2026Qualité

Les critères 2.7.3 et 2.7.4 du référentiel HAS encadrent l’accompagnement au deuil en ESSMS. Le deuil fait partie du quotidien de certains établissements. Il peut s’agir du décès d’un proche, d’une autre personne accompagnée, parfois d’un professionnel. Ces événements viennent bousculer les repères des personnes accompagnées comme ceux des équipes. Chaque personne vit la perte d’une personne proche à sa manière, selon son histoire, sa personnalité, sa culture et ses capacités de compréhension. En ESSMS, certaines personnes peuvent exprimer leur peine par des mots, d’autres par des comportements. Il peut s’agir de tristesse marquée, d’agitation, de repli ou de troubles du sommeil. Il n’existe pas de bonne ou de mauvaise façon de faire son deuil. Le rôle des professionnels n’est pas d’expliquer ou de minimiser la situation, mais de reconnaître ce que vit la personne accompagnée.

Sur le terrain, les professionnels sont en première ligne pour repérer les changements liés au deuil. Une attention particulière est portée aux modifications de comportement, aux ruptures de routine ou aux signes de souffrance durable. Ces observations doivent être partagées et tracées afin d’adapter l’accompagnement. Par exemple, ajustement du rythme, maintien ou modification des activités, besoin de temps individuel, recours à un soutien psychologique si nécessaire. Le deuil s’inscrit dans le projet personnalisé et peut nécessiter des réajustements progressifs.

Les rituels ont souvent une place importante, respect des croyances, temps de recueillement, participation à des obsèques, hommage collectif, objets ou souvenirs symboliques. Lorsqu’ils sont possibles et souhaités, ils aident à donner du sens à la perte et à inscrire l’absence dans une continuité.

Le deuil touche aussi les équipes. Être confronté à la mort et à la souffrance émotionnelle peut fragiliser les professionnels, surtout lorsqu’un lien fort s’est créé avec la personne décédée. Les temps d’échange en équipe, le soutien du management et la reconnaissance de ce vécu sont essentiels pour prévenir l’épuisement.

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