
Pouvoir exprimer un choix, un besoin, une douleur, une émotion ou un refus est essentiel à l’autonomie et à la participation de la personne accompagnée. Pourtant, pour certaines personnes en ESSMS, la communication orale ne suffit pas, voire n’est pas possible.
La Communication Alternative et Améliorée (CAA) propose justement de diversifier les moyens de communiquer : pictogrammes, photographies, gestes, signes, objets, tableaux de communication, supports écrits ou encore outils numériques avec synthèse vocale. La HAS rappelle que ces moyens peuvent compléter ou remplacer la parole et doivent être adaptés aux besoins de chaque personne.
Les 3 choses à retenir :
1. La CAA concerne tous les temps de l’accompagnement
Ce n’est pas uniquement un outil utilisé lors d’activités spécifiques. Elle doit pouvoir être mobilisée dans la vie quotidienne : repas, soins, activités, déplacements, rendez-vous, expression des choix ou participation au projet personnalisé.
2. Il n’existe pas une CAA « standard »
Pictogrammes, signes, photos, objets, applications ou synthèse vocale : le support doit être choisi avec la personne et en fonction de ses capacités, préférences et habitudes de communication. La CAA peut être très simple et ne nécessite pas systématiquement un outil numérique.
3. La CAA est un véritable enjeu de participation
Permettre à une personne de communiquer autrement, c’est aussi lui permettre de donner son avis, faire des choix et participer davantage aux décisions qui la concernent. La HAS intègre d’ailleurs la possibilité d’utiliser la CAA pour recueillir le point de vue des personnes accompagnées.
Le réflexe ESSMS : ne pas attendre qu’une difficulté de communication apparaisse. Identifier les modes de communication de chaque personne et les intégrer concrètement dans son accompagnement.
Publication HAS : Point de vue des personnes accompagnées par les ESSMS



